Anaïde Fontaine
Titulaire d’un DNSEP option art mention céramique, obtenu en 2026 à l’Ensad Limoges
Le travail d’Anaïde Fontaine explore des imaginaires fictionnels liés au monde souterrain et aux forces géologiques.
Par la céramique, le dessin et le numérique, elle déploie une rêverie des métamorphoses et des changements d’état incessants de la matière. Les échelles se brouillent, du grain de sable à la montagne; temps humain et temps géologique se confondent en des formes où paysages instables et vestiges d’architectures sacrées s’absorbent mutuellement. Cette recherche de sublime glisse parfois vers l’artifice, rappelant certains décors de fantasy ou de science-fiction.
Elle présente des sculptures céramique, structures devenant coulées de laves, agglomérats de sable et de pierre… Ces pièces sont toujours réfléchies par le prisme du passage au feu. Comment accueillir et provoquer les changements d’état, plus ou moins fortuits, de la matière ?
Anaïde Fontaine travaille aussi le tracé : de grands dessins éphémères sur les murs, jusqu’aux détails minutieux de lignes fines sur papier.
Ces dessins composent et recomposent une myriade d’images minérales, de cartes, de schémas, du microscopiques vers le cosmique. Motifs surréalistes et hallucinés, lignes précises et précieuses, comme un agglomérat de formes et de matières qui se confondent et se confrontent dans des « paysages » abstraits et chaotiques où la spatialité se fracture.
Avec polyvalence, cet onirisme géologique se dessine en parallèle dans des œuvres numériques où s’ouvrent d’infinies possibilités de création de paysages fictifs.