Le mémoire, une initiation à la recherche

Le mémoire est un moment privilégié de recherche permettant à l’étudiant·e de porter un regard et de prendre du recul sur sa pratique plastique tout en la faisant évoluer.

En 3e année, la place de l’écrit dans la pratique plastique est questionnée lors de cours dédiés, qui donnent lieu à une édition en fin de cycle 1, dont la forme est libre et qui  questionne les multiples facettes du travail de l’écriture (rapport de stage, poésie, texte critique…). Ce document écrit, qui peut être façonné dans l’atelier édition-impression, permet de produire des textes sur le travail plastique ou sur des expériences professionnelles. Les étudiant·es opèrent une projection de leur pensée plastique dans  l’exercice de l’écriture. Ce travail pose la question de l’outil écriture : comment, pour un·e
étudiant·e en école supérieure d’art, s’en emparer, le travailler, pour rendre au mieux ce qu’est une réflexion sur une proposition plastique, voire trouver une forme plastique spécifique, littéraire, cinématographique ou sonore pour en rendre compte.
Le projet de mémoire doit être présenté dès la fin de la 3e année (L3) pour celles et ceux qui souhaitent poursuivre en deuxième cycle.

Au début de la 4e année (M1), chaque étudiant·e engage un dialogue et un suivi avec un ou deux directeur·rice de mémoire, enseignant·e de l’école, praticien·ne et théoricien·ne. Ces  temps individuels sont enrichis d’un atelier « Le mémoire en partage » ouvert aux 4e et 5e années (cf page 79).
À partir des recherches effectuées tout au long de la 4e année, un travail de mise en page, de maquettage et de graphisme est mené proposé, encadré par un·e enseignant·e et en dialogue
avec le directeur ou la directrice du mémoire. Il permet à l’étudiant·e de penser la restitution plastique et éditoriale de ce travail de mémoire.

Des cours de design graphique, d’histoire de l’art et de l’édition, du livre et des arts imprimés sont donnés tout au long du cursus et permettent l’affirmation de prises de position artistiques vis-à-vis de l’édition.
La présence d’une bibliographie est obligatoire, la lecture étant essentielle, mais elle peut être accompagnée d’autres sources comme l’entretien, le travail plastique de l’étudiant·e et
d’autres artistes, l’enquête de terrain – autant de méthodes de recherche différentes auxquelles les étudiant·es sont initié·es.

Ce travail de recherche individuel que représente le mémoire est complété par différents dispositifs élaborés en vue de nourrir les réflexions théoriques et plastiques et de constituer un second volet de l’initiation à la recherche.

Les mémoires des DNSEP sont consultables à la bibliothèque (sur place). Ils sont référencés dans leur catalogue, cliquez sur ce lien pour prendre connaissance des mémoires à disposition.