Ateliers de Recherche et de Création (ARC)

Les ARCs sont des temps collectifs interdisciplinaires d’enseignement réunissant au moins deux enseignant·es à partir d’une problématique de recherche définie et auxquels tous et toutes contribuent.

L’objectif pédagogique est de préparer les étudiant·es à la pratique de la recherche en art et en design, en insistant sur la spécificité méthodologique, contextuelle, conceptuelle et pratique d’une telle recherche. Le choix d’un ARC, pour lequel il ou elle soumet une note d’intention, engage l’étudiant·e pour l’année complète.

En parallèle de l’activité de chaque ARC, Nicolas Gautron propose de porter l’attention sur les connexions, les liaisons, les dialogues, les rapprochements, les croisements entre les préoccupations de recherche de chacun. Sous forme d’enquête à la rencontre des différents ARCs et par l’aménagement de temps communs et de rencontres, il s’agit de chercher à qualifier et à représenter (par la publication, la cartographie, l’interaction) ce terrain archipélique fait de zones trans et inter, de relations et attractions.

ARC Artificium
POP goes to Paris

Monika Brugger, Fabrice Caravaca – Camille Vacher et Nicolas Gautron pour la communication et les documents imprimés.

Pour le prochain Parcours BIJOUX 2026 à Paris, les ateliers Bijou de la HEAR Strasbourg et POP atelier Bijou de l’Ensad Limoges s’associent pour exposer les travaux d’étudiant·es et des oeuvres de diplômé·es fabriqués dans ces deux lieux uniques des écoles supérieures d’art et de design françaises. Les « choses / objets » exposés provenant des deux écoles dialoguent ensemble et témoignent des différentes pédagogies possibles en école d’art et de design.
Il est nécessaire pour cet ARC de s’engager dans le travail et les pratiques d’un « commissaire d’exposition », il faut concevoir le contenu d’une exposition, plutôt comme un écho ou un porte-parole des différents enseignements de
ces deux écoles, et retranscrire/faire comprendre la singularité de chaque école.

Les futurs·es commissaires sont appelé·es à mettre en place une scénographie, dans un espace comportant les contraintes propres aux lieux d’exposition (circulation du public, dialogue entre des pièces aux univers singuliers des deux écoles, vitrines existantes, etc. ). Il faut savoir rédiger et concevoir des éléments textuels (sur l’enseignement, les pièces exposées) et graphiques pour l’Ensad Limoges et concevoir un document plus complet sur les étudiant·es et les pièces depuis leur création ; faire le choix des pièces, organiser leurs réceptions, les transports, etc… ; rédiger un budget pour comprendre les enjeux financiers.

Enfin, les participant·es de cette aventure doivent mettre leurs compétences au service d’un ensemble d’acteurs de leur école pour partager ce qui est activé dans un lieu où les étudiant·es travaillent sur la question du bijou. Aujourd’hui, penser la parure est devenu une pratique polymorphe qui s’empare de nouveaux territoires de la pensée et de la création contemporaine – liberté esthétique, utilisation des technologies actuelles, recours à divers matériaux, attitudes conceptuelles et critiques – où de nouveaux positionnements artistiques et ainsi de nouvelles formes inattendues se créent.

ARC Chromoculture – Cultiver la couleur par l’art et le design

Flavie Cournil, Cécile Vignau, Clara Guislain, Clara Salomon, Arnaud Dubois (chercheur au CNRS)

Alors que la couleur synthétique pollue l’air et de nombreux cours d’eau à travers le monde, ce projet propose de réfléchir collectivement à des pratiques de coloration écologique. Débuté en 2021 avec une reconfiguration des ateliers Teinture et Développement argentique, le cœur du projet se situe dans le parc de l’Ensad Limoges avec le jardin-laboratoire « Chromoculture ». Composé d’environ 50 espèces différentes de plantes à couleurs, il a été imaginé par l’artiste-botaniste Liliana Motta en collaboration avec les étudiants·es de l’ARC (conception, tracé, paillage, plantation) et l’aide d’acteur·rices locaux (agriculteurs·trices, associations, collectivités territoriales…).

En 2025-2026, l’ARC se poursuit au travers de différents chantiers collectifs et individuels qui engagent les étudiant·es dans la conceptualisation d’une recherche personnelle autour des problématiques que soulève l’ARC Chromoculture : sources actuelles des couleurs écologiques, pollution des cours d’eau et de l’air due à l’industrie des colorants, pollution due aux industries minières, rapport au patrimoine coloré et à la géologie de la région, recherches botaniques sur les plantes à couleurs, travail de documentation du projet sous la forme de photos, de films argentiques et d’éditions avec des empreintes environnementales faibles.

Pour soutenir leurs recherches, les étudiant·es peuvent participer à différents  projets : l’enrichissement du jardin-laboratoire, des workshops (couleurs végétales, phytographie), des sorties avec la designer textile et teinturère Charlotte Marembert et avec la céramiste Stéphanie Marcenat, des rencontres avec des artistes dont Emmanuelle Nègre en résidence sur 3 ans dans le cadre de l’ARC, ainsi qu’un voyage d’étude prévu début 2026 en Provence autour de couleurs géologiques et végétales. Deux résidences sur projet sont proposées aux étudiant·es avec des partenaires locaux (Lainamac et le Moulin du Got).
Des temps de rencontre ponctuels sont aussi imaginés avec les ARC L’école de la rivière et Images & Co pour croiser les enjeux communs et complémentaires.

En juin 2026, le CIAP Vassivière accueillera l’exposition Alors nous irons trouver la couleur ailleurs, née des réflexions menées depuis 2021 dans le cadre de l’ARC Chromoculture.
Déployée autour de trois axes — Situer, Cultiver, Réparer la couleur — l’exposition explorera la couleur comme une matière vivante, à la croisée de la nature, des savoir-faire et des luttes contemporaines. Ancrée dans le territoire du Limousin, elle convoquera les traditions des émaux, de la céramique de Limoges et des tapisseries d’Aubusson-Felletin pour interroger les liens entre pratiques artisanales rurales et enjeux sociaux, économiques et écologiques actuels.
Une salle dédiée reviendra sur le projet Chromoculture (2021-2026), mettant en lumière les problématiques
d’éco-pédagogie et les formes de transmission qui ont traversé ce programme de recherche-création.

L’ARC Chromoculture a été soutenu deux années consécutives (de 2021 à 2023)  par le dispositif de professionnalisation « CulturePro » du ministère de la Culture. À partir de 2023 et pour les 3 prochaines années, le projet est appuyé par une aide de la région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de son appel à projet « Favoriser la réussite étudiante ».

ARC Images & Co – Mundus est fabula

Delphine Gigoux-Martin, Clara Guislain, François Coadou, Pierre-Emmanuel Meunier

En 1957, le philosophe Henri Lefebvre publiait dans la NRF un article intitulé : « Vers un romantisme révolutionnaire ». Il s’agissait alors de rompre avec une conception étroitement scientifique de la révolution, dont l’échec à ses yeux était flagrant, pour renouer avec les pouvoirs de l’esprit et de l’imaginaire. Lefebvre avait assidûment fréquenté, en 1925, les Surréalistes : il s’abreuvait en partie à cette source-là. Elle devait aussi, à la fin des années 1950, l’amener à croiser la route de Guy Debord et de l’Internationale situationniste. C’est à un tel romantisme révolutionnaire que nous voulons ici nous référer. À l’heure où la crise environnementale s’impose à tous, sauf à se réfugier dans le déni, tandis que les bruits de bottes résonnent à nouveau autour de nous, que la démocratie partout vacille, quand elle ne s’est pas déjà effondrée, le risque serait grand, en effet, de s’abandonner au désespoir, à un constat d’impuissance. Il convient au contraire, comme une forme de résistance et même de contre-attaque, de projeter de nouveaux désirables : des images, des récits, un imaginaire alternatifs. Si le monde est une fable (Mundus est fabula), pour reprendre les mots peints par Weenix en 1647 sur son portrait de Descartes, alors il faut, pour changer le monde, changer de fable : il faut changer les histoires.

L’histoire de l’art regorge de telles tentatives, auxquelles nous souhaiterions nous reconnecter : depuis Dada jusqu’à Fluxus, en passant par le Surréalisme, la Pataphysique ou l’Internationale situationniste. Des exemples que nous examinerons à chaque fois, non pas seulement dans une perspective strictement historique, pour les comprendre en eux-mêmes et dans leur contexte, mais également dans une perspective programmatique,
heuristique : en nous demandant ce qu’il y a encore en eux de vivant, pardelà la reproduction de gestes ou de formes, ce qu’ils nous apprennent pour continuer aujourd’hui de douter, de rêver et de créer.
Des déplacements chez des partenaires – La Fondation du Doute à Blois, le Musée d’art contemporain de Rochechouart, le CDLA ou encore le FRAC-Artothèque Nouvelle-Aquitaine – permettront d’enrichir les réflexions
par une confrontation directe aux oeuvres.

ARC L’école en fermentation

Collectif d’étudiants avec l’aide de Clorinde Coranotto, Nathanaël Abeille, Clara Guislain, Jessica Lajard

Comment vivre ensemble ? Une question ancienne qui, au temps de l’Anthropocène et de la montée des extrêmes-droites, revêt une urgence nouvelle. Dans les pratiques artistiques, se posent souvent des questions de production, de réception, de matières et d’images ; mais que se passe-t-il quand on change la focale et que la matière devient nous : le collectif qui apprend à faire, le collectif qui agit, le collectif qui pense ? Tour à tour, et souvent en équipe, chaque membre de l’ARC est porteur·euse d’un projet, d’une transmission, d’une découverte, en collaboration avec des invité·es enseignant·es et intervenant·es. Nous désirons faire groupe, faire corps. Nous souhaitons aussi que chaque étudiant·e en école d’art puisse prendre conscience, en tant qu’humain·e, de ce qu’il ou elle a déjà à partager, à transmettre. Être membre d’un groupe, c’est aussi changer sa posture, être à l’écoute, pédagogue, organisateur·rice, c’est donner de l’énergie ou de l’attention…
Nous souhaitons apprendre des outils de décision et de régulation collective (outils nécessaires à la vie artistique
et citoyenne) et élargir le collectif aux vivants non-humains (élargissement essentiel face à l’urgence écologique).
De plus, nous réfléchissons aussi à nos corps comme matière, dans une école où l’on pratique peu les arts vivants, où peuvent prendre place le chant, la danse, le repas, la marche ? En quoi les sens sont les ouvertures au monde qui nous entoure ? Les affiner c’est aussi agrandir la richesse des sensations de notre monde.

Cet ARC est traversé par des déjeuners communs, du jardinage, des workshops, des chants, des cours d’autodéfense, des lectures et beaucoup de pédagogie mutuelle. Nous avons la volonté que cet arc puisse être un endroit d’expérimentation, de rencontre et d’ouverture nourri par nos singularités, nos savoirs, nos désirs. Nous allons à la rencontre d’acteur·ices de la région qui font collectif, en art / artisanat / agriculture, permettant aussi de nous projeter après l’école sur le territoire limousin.

ARC L’école de la rivière

Vincent Carlier

L’intitulé L’école de la rivière énonce un double mouvement :
→ Apprendre sur la rivière : en activant les savoirs humains, (scientifiques, artistiques, historiques et vernaculaires) à la fois pour construire des alliances interdisciplinaires ainsi que pour offrir des connaissances aux différent·es acteur·ices à même de développer des actions informées et situées. C’est aussi une manière d’augmenter les outils potentiels pour produire des recherches et des expérimentations artistiques.
→ Apprendre de la rivière : se décentrer pour apprendre directement de la rivière par des expériences sensibles de terrain. La rivière a des choses à nous enseigner et cela doit se faire en la fréquentant. Notre reconnexion sensible aux différents milieux de la rivière est nécessaire pour connaitre et percevoir leurs équilibres constituants et les bouleversements qui les menacent.
Ces expériences sensibles sont  également le moyen de construire une approche désanthropocentrée nécessaire à la construction de nouveaux rapports au vivant et participer à l’abolition de la distinction Nature/Culture, la constitution de nouvelles ontologies et l’élaboration d’une nouvelle approche des Biens Communs.

Le projet L’école de la rivière développe un programme d’écopédagogie de la rivière à travers des collaborations entre artistes, étudiant·es en art, en design, en géographie, chercheur·euses, scientifiques, citoyen·nes et gestionnaires de l’eau. Ce travail de coopération permettra d’appréhender la situation de la Vienne, de son bassin versant, et de produire des expérimentations artistiques comme autant de leviers pour participer à l’éveil écologique nécessaire sur les problématiques environnementales de la rivière, de ses affluents et de l’équilibre hydrologique local.
Un programme de rencontres et d’expériences de terrain viendra alimenter les savoirs partagés et les productions de formes que les acteurs·ices du projet produiront. L’équipe engagée développera des pratiques contextuelles privilégiant l’observation de terrain, l’immersion, la collecte, la marche, le geste lent, la rencontre… Le projet mobilisera différents outils de captations du réel (dessin, captations sonores et vidéos, écriture…) afin de construire des formes de narrations alternatives qui rendent compte des dynamiques écologiques de la Vienne et des impacts des activités humaines sur ses équilibres.

ARC Le moteur amour

Adèle Cassigneul, Camille Vacher, Patrice Blouin, Eugénie Chat

« Les troubadours du Limousin ont inventé l’amour, la chanson, la chanson d’amour. » Gérard Gonfroy, Les troubadours limousin, éditions Geste, 2022.
À la fin du XIe siècle et au cours du XIIe siècle, en Limousin, se développe une poésie unique en langue  vernaculaire qui se diffuse par la suite dans toute l’Europe. Ces chansons de troubadour sont à l’origine de la poésie lyrique moderne. Elles ont une particularité notable : tout en se détachant de la parole religieuse, elles prennent pour sujet principal l’amour. Et c’est au travers de ce prisme amoureux que ces poètes prouvent leur dextérité à composer texte et musique.
Aujourd’hui, quelques siècles plus tard, de nouvelles communautés queer s’installent étrangement aux mêmes endroits sur le Plateau de Millevaches et tentent à nouveau de repenser le discours amoureux au travers de nouvelles formulations littéraires mais aussi de tournures graphiques inédites telles l’écriture inclusive.
Nous travaillons ainsi la question de la traduction : d’une langue dans une autre (de la langue d’oc au français)
mais aussi d’un medium dans un autre (traduction des Vies de troubadours sous forme de lettrines, transfert du
texte performé au texte écrit).
Nous ménageons des temps de marche qui permettent de réinscrire (très concrètement) une problématique dans un territoire. Ils nous permettent aussi une collecte d’images, de textes, de dessins, de photographies, qui forment la matière première de la recherche graphique et plastique.
Nous organisons des semaines de workshop : ateliers d’écriture avec des poètes contemporains, ateliers de dessin autour des questions d’illustration, etc. Un temps fort lié à l’apprentissage d’une technique spécifique d’impression (exemple : imprimerie noire encrée à Thiviers) permet d’élargir les moyens propres de l’atelier édition (sérigraphie,
gravure, risographie, etc.).
Chaque année se termine par la fabrication d’une édition collective rendant compte de la recherche engagée. Et la sortie de cette édition collective correspondra à la sortie d’un nouvel ouvrage de la collection Le Moteur Amour aux éditions Impression (dans le cadre du projet Faire Gémir les Presses) qui met en avant la production d’un·e ancien·ne étudiant·e sur une problématique similaire.

ARC Les peintres dauphins : la pensée par la forme

Yves Chaudouët, Alain doret, Ken Peat

Le travail de recherche consiste à définir ce que peut être une pensée par la forme, comme l’a théorisée Hernest Hans Gombrich, où comment les peintres, dans l’histoire de l’art jusqu’à aujourd’hui, ont mis cette pensée au service de la forme.
Le motif : le peintre a besoin d’un motif, d’une forme pour déclencher l’acte pictural. Il y a aussi un autre motif dans la forme – le « mobile » – la raison qui déclenche « l’excitation », qui pousse le peintre à commettre l’acte de supprimer ou d’animer ou de réanimer une forme.
Le décodage : la peinture est concrète, bien réelle, on la voit, on la touche, la peinture fabrique et le mot « pré-fabrique » comme le disait P. Soulages. C’est à cet endroit que se fera la recherche théorique. Ce que le mot peut traduire ce que le mot peut atteindre ; pour cela nous passerons par le langage analogique, le langage des bêtes – le trope.
Le trope : comme association d’idées de nature analogique, une métaphore se produit, qui est le trope par excellence. C’est très important car une peinture ne s’explique pas. La pensée par la forme, dans notre cas, produit des peintures. Les formes représentées par le peintre sont des motifs qui produisent un effet de communication. Comme le chat qui miaule pour demander à sa maîtresse du lait – qui est du langage analogique – ne dit pas : « du lait, du lait ! ». Il dit « dépendance, dépendance »… c’est le facteur de la nécessité, du besoin de l’animal vers un autre animal. On peut l’appeler selon Gilles Deleuze, d’après la thèse de Gregory Bateson, le langage analogique – un langage basé sur les sens des choses non linguistique, d’expressions des émotions, des ressentis par lesquelles
le peintre s’exprime – un langage bestial.
Le peintre, toujours selon Gilles Deleuze, greffe un code entièrement pictural sur la matière picturale.
Exactement comme le langage des dauphins qui ont dû coder leur langage analogique. Ils sont peintres à cause de cela, ce sont des peintres-dauphins.

ARC Nouvelles gestualités

Indiana Collet-Barquero, Fabrice Cotinat, Jessie Derogy, Serge Payen, Arnaud Borde

Nouvelles Gestualités place les gestes de métiers des céramiques comme « archives vivantes » et sources d’étude qui nourrissent des travaux de création en lien avec les technologies immersives, robotiques, numériques et avec les intelligences artificielles génératives dans les champs de l’art et du design. Ce programme de recherche située prend comme point d’appui le territoire du Limousin en tant que corpus vivant de savoir-faire traditionnels et d’innovations liés aux céramiques et souhaite engager un lien fort avec la péninsule ibérique.
À partir de modalités exploratoires croisées (immersion, expérimentation, enquête, récolte et archivage) sur le geste, l’objectif est de faire émerger des processus en cours de transformation que les étudiant·es de l’Ensad Limoges peuvent réinvestir en art et en design dans une logique d’hybridation des pratiques.
L’idée d’objectiver un nouveau continuum dans le champ de la production et de la création en art et en design observe deux versants. L’un élabore un contenu documentaire des gestes de métiers, des « archives vivantes » pour lesquelles nous constituons un répertoire de gestes, de paroles, d’événements, de traces, de pratiques et de création liés au travail de la céramique. L’autre versant, à visée expérimentale, utilise les technologies immersives, numériques et la robotique (impression 3D, RV-RA, VR, algorithmes, automatisation, intelligences artificielles génératives, métavers) comme outils de création et d’élaboration à partir de l’activation des sources documentaires.
Cet ARC place les étudiant·es dans différentes situations d’investigation, de rencontre et d’apprentissage des
savoir-faire liés aux céramiques : acteurs économiques et culturels, entreprises de production, travaux de chercheur·euses, etc. en territoire limousin, mais également national et européen. De plus, les étudiant·es exploitent les possibilités d’interaction liées à la captation des mouvements et aux intelligences artificielles
génératives, celles-ci entremêlant des savoir-faire traditionnels avec des outils numériques de pointe. Les résultats attendus avec ces technologies se retrouvent directement exploités dans les créations des étudiant·es en art et en
design.
L’ARC Nouvelles Gestualités, qui unit production de connaissances (recherche) et transformation créative (action) à partir des gestes de métiers des céramiques, cherche à amplifier le champ des pratiques et des connaissances techniques par le biais des nouvelles technologies, mais aussi par le partage et l’analyse de l’expérience individuelle et collective. Ainsi, les méthodologies croisées et les coopérations intercatégorielles voulues par l’ARC Nouvelles Gestualités non seulement permettent de revisiter le rapport aux savoirs, mais également cherchent à ouvrir des voies autres dans les manières de « fabriquer ».

En 2023 et 2024 l’ARC Nouvelles gestualités est soutenu par le dispositif de professionnalisation CulturePro du ministère de la Culture. En 2024, il bénéficie aussi d’une dotation au titre de l’appel à projets Recherche dans les écoles supérieures d’art et de design (RADAR).